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Village de Châteauneuf-sur-Isère
Site et monument historiques

Village de Châteauneuf-sur-Isère

Village de Châteauneuf-sur-Isère
MairieLe Village26300 Châteauneuf-sur-Isère

Ce village rempli de charme est typique des villages environnants. À ce jour, une dizaine de maisons troglodytes (petite maison aménagée dans la pierre) est présente dans le village. Un magnifique panorama est à découvrir depuis la chapelle Saint Hugues.

Des habitats troglodytiques à la chapelle dédiée à saint Hugues en passant par les carrières de molasse et la colline du Châtelard, elle possède un patrimoine très diversifié.

Dès l'Antiquité, cette localité a connu une occupation intense. Elle a livré de nombreux vestiges gallo-romains, notamment à l'ouest où passait la Via Agrippa reliant Vienne à Arles. Siège au Moyen Age d'une importante seigneurie acquise au XIIème siècle par les évêques de Valence, Châteauneuf-sur-Isère s'est aussi distinguée par l'exploitation de carrières de molasse qui ont légué au village son aspect pittoresque. Le village est dominé par deux collines. Sur la butte située à l’est se devine encore la silhouette d’une motte castrale qui marque la première occupation du village, sans doute autour de l’an mil. Les seigneurs de Châteauneuf construisirent ensuite sur cet emplacement un château de pierre et un rempart en contrebas. En 1585, les Guerres de Religion ont fait disparaître ces vestiges, mais la topographie de la colline et le tracé des ruelles rappellent encore l'image de cet ancien bourg fortifié. Châteauneuf fut longtemps un site important d’extraction de la molasse. Si d’autres carrières de molasse sont connues aux alentours, seul le site de Châteauneuf permit son exploitation à grande échelle, d’autant que la proximité de l’Isère et du Rhône en facilitait le transport. Exploitées depuis l’Antiquité, ces carrières ont fourni les matériaux de grands chantiers médiévaux comme la cathédrale de Valence ou la Collégiale Saint-Barnard de Romans. Encore utilisée pour la construction du canal de la Bourne en 1877, la molasse a connu un déclin irréversible à partir de cette époque, notamment du fait de la concurrence du ciment. En 1929, des champignonnistes lyonnais découvrirent par hasard les carrières abandonnées et y entreprirent la culture de l’agaric champêtre, dit « champignon de Paris ». Dix ans plus tard, leur activité florissante fut interrompue par la guerre. Une partie des carrières fut d’abord utilisée par les Français pour stocker les poudres et munitions du camp de Chambaran. Tout explosa à la suite d’une fausse manœuvre. En 1943, les Allemands y entreposèrent des moteurs d’avions et des missiles VI… D’après la légende, Châteauneuf-sur-Isère serait l’un des repaires de prédilection de la « Miare », sorte de chat monstrueux appréciant particulièrement l’ombre des grottes ainsi que l’eau des marais et des rivières. A voir : La Chapelle Saint-Hugues : Hugues de Châteauneuf, dont le père Odilon est le premier seigneur connu de Châteauneuf, fut chanoine de Valence puis évêque de Grenoble en 1080. Il favorisa l’installation de saint Bruno en Chartreuse lors de la fondation de son monastère en 1084. Mort en 1132, il fut canonisé au concile de Pise. A la chapelle qui lui était dédiée au Moyen Age succéda au XIXème siècle un élégant édifice néogothique. Ce lieu, surplombant une fontaine souterraine maçonnée, accueillait jusqu’au siècle dernier un nombre important de pèlerins venus de fort loin pour recueillir une eau aux vertus médicinales. Près de la chapelle, une citerne, aux blocs de molasse soigneusement appareillés, excite depuis longtemps la curiosité des historiens locaux. Les habitats troglodytiques : La faible dureté de la roche a favorisé le creusement d’un ensemble d’habitats au pied de la colline de molasse. Une centaine de cavités, appartenant à des époques diverses, sont ainsi recensées. Si la plupart sont masquées par les maisons actuelles, certaines sont facilement accessibles. Le Châtelard : A l’ouest du village, cette colline, dont le nom évoque peut-être une occupation médiévale, est remarquable par sa flore. On y trouve quelques espèces rares comme l’orcanette tinctoriale ou la scabieuse blanchâtre. Le caractère déjà méridional et le relief pittoresque de cette butte en font un lieu de promenade bucolique. La table d'orientation (sommet du Télégraphe).

Informations complémentaires

Équipements
  • Aire de jeux
  • Bar
  • Bibliothèque
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Mise à jour le 15/05/2020
Par Valence Romans Tourisme
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