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Bésignan
@Mathilde Mourre
Site et monument historiques

Bésignan

Bésignan
26110 Bésignan

Bésignan est un village situé sur les pentes de la montagne de la Serre de la Croix de fer. Depuis Buis-les-Baronnies, on y accède par le col d’Ey en suivant la départementale 162.Il n’est pas rare d’y voir des brebis passer sur le bord de la route.

Il se présente comme un petit village en pierre, entouré de vignobles et d’abricotiers. Le village étant exposé au vent du nord, il ne peut y avoir de culture d’oliviers. Auparavant, les champs de céréales remplaçaient les vergers. Sa place centrale offre une vue panoramique sur la vallée de l’Ennuye. En son centre elle accueille une fontaine, témoignage typique provençal, et on y découvre quelques tables en bois placées à l’ombre des muriers.
Étant un petit village à population réduite, Bésignan ne dispose pas d’école. Il faut se rendre à Saint-Jalle et à Buis-les-Baronnies pour scolariser les enfants.
En amont de la route, on peut découvrir le hameau des Granges, composé uniquement de fermes et d’hangars.
Formant un village isolé, situé dans une vallée agricole, le charme de Bésignan se dégage ainsi de son calme et de sa proximité avec la nature.

À l’époque féodale, Bésignan devient un fief des seigneurs de Mévouillon. Le village est cité pour la première en 1275 dans l’Inventaire des Dauphins, 232 sous le nom de « Besignanum ». Son blason est d’un fond bleu d’azur d’où apparait un lion argenté de profil. Une famille Bésignan le posséda et ce même sous les Dauphins. La paroisse appartenait au diocèse de Sisteron. Dès le XIVe siècle, Bésignan appartenu par alliance à moitié aux Pape-Saint-Auban en 1520, puis à moitié aux Autane en 1584. En 1766, le village fût acquis par les Duclaux qui en resteront les seigneurs jusqu’à la Révolution française. En 1790, Bésignan est compris dans le canton de Sainte-Jalle mais la réorganisation de l’an VIII le bascule dans celui de Buis-les-Baronnies.
Le château fût détruit en 1792.
Cet épisode, bien connu, concerne le dernier seigneur du château qui fût accusé de nourrir le projet de renverser l’Assemblée Nationale, d’entretenir des correspondances avec des antirévolutionnaires et de munir son château d’armes et de nourriture au point de démunir ses villageois. Cet homme était le marquis Pierre Charles Joseph Duclaux dit de Bésignan. Il était décrit par ses vassaux comme tyrannique, fougueux et violent. Il aurait été surnommé « le sanglier de la Drôme ». Ruiné, il a passé sa vie à essayer de rentrer dans des dettes.

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Toute l'année, tous les jours.

Tarifs

Gratuit.

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Mise à jour le 26/09/2018
Par Office de Tourisme des Baronnies en Drôme Provençale
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